Nouvelle politique d'assistance internationale féministe du Canada

Chers-ères amis(es) du RPCDI, 

Le 9 juin 2017, le RPCDI a assisté sur invitation au lancement, par l'honorable Marie-Claude Bibeau, ministre du Développement international et de la Francophonie, de la nouvelle politique d'assistance internationale féministe du Canada. L'annonce du ministre Bibeau est mieux vue dans le contexte des deux autres grandes annonces de politique étrangère cette semaine, la politique étrangère dévoilée mercredi par la ministre Freeland et la revue de la défense présentée jeudi par le ministre Sajjan. Ces trois documents énoncent l'objectif du gouvernement du Canada de contribuer à un monde pacifique, inclusif et prospère.

La politique d'assistance internationale féministe du Canada vise à réduire la pauvreté et les inégalités en favorisant les femmes et les filles, objectif que le gouvernement considère à la fois comme un investissement stratégique pour aider les plus pauvres et les plus vulnérables et comme un domaine où le Canada peut avoir le plus grand impact. Le Canada appliquera la lentille féministe à toutes les programmations; ainsi, afin de recevoir des fonds du Canada, les promoteurs de projets doivent dorénavant démontrer qu'ils ont consulté les femmes locales et qu'elles sont incluses dans le projet.

Le Canada travaillera vers un monde plus sûr, plus juste et inclusif dans six domaines d'action: l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des filles (domaine d'action de base), la dignité humaine (y compris la santé et la nutrition, l'éducation et l'action humanitaire), la croissance qui fonctionne pour tout le monde, l'action environnementale et climatique, la gouvernance inclusive, et la paix et la sécurité.

La politique est alignée sur les objectifs de développement durable (ODD) et la Loi canadienne sur la responsabilité en matière d'aide au développement officielle. Le Ministère définira les critères pour déterminer où le Canada sera engagé (pauvreté, politiques locales de réduction de la pauvreté / développement, capacité canadienne), mais les programmes d'aide internationale ne seront plus axés sur les pays. Le Ministère envisage de progresser vers un objectif de 50% du financement vers l'Afrique subsaharienne, où la pauvreté est la plus grande.

Le RPCDI se félicite de cette déclaration de politique. En tant qu'organisation de membriété  représentant plus de 200 personnes, entreprises, ONG et institutions canadiennes travaillant dans le développement international, le RPCDI est fortement intéressé par l'efficacité de l’aide au développement. À cet égard, le RPCDI se félicite en particulier des mesures annoncées visant à améliorer notre efficacité et attend avec impatience de plus amples détails sur les engagements pris aujourd'hui par le gouvernement.  Il s’agit de «fournir son assistance internationale de manière plus rapide et plus efficace pour atteindre les populations locales» et de  «rationaliser et accélérer les procédures de financement et de rapport pour réduire le fardeau administratif de nos bénéficiaires de financement». Nous attendons également des «mécanismes et approches de financement plus efficients et efficaces» qui permettent au Canada de «prendre des risques responsables, prendre des décisions fondées sur la base de preuves et de connaissances». En particulier, nous avons hâte de «rationaliser les processus de demande de financement et de moderniser les procédures de gestion et de gestion des risques pour mieux répondre aux contextes spécifiques des pays et partenaires et appuyer des décisions de financement plus précises» qui «contribueront à améliorer la prévisibilité et la transparence de nos décisions de financement».

Les détails complets de la politique de politique d'assistance internationale féministe peuvent être trouvés sur ce lien http://international.gc.ca/world-monde/issues_development-enjeux_developpement/priorities-priorites/policy-politique.aspx?lang=fra